Prix International Fondation Ramsay Générale de Santé

Récompenser l’excellence scientifique

La Fondation Ramsay Générale de Santé et l’Académie des sciences décernent le Prix International pour la thérapie cellulaire et la médecine régénérative. D’un montant total de 100 000 €, le prix récompensera deux lauréats :

  • Prix pour la recherche fondamentale, afin d’encourager le progrès des connaissances scientifiques ;
  • Prix pour la recherche clinique et translationnelle, afin d’accélérer le transfert des connaissances pour soigner les patients.

Le Prix International Fondation Ramsay  Générale de Santé récompense l’excellence scientifique dans le domaine de la régénération tissulaire. À travers ces deux catégories de prix, la Fondation Ramsay Générale de Santé et l’Académie des sciences soutiennent chaque étape de l’innovation biomédicale, depuis l’approfondissement des connaissances scientifiques jusqu’aux applications cliniques au service des patients.

En 2015, le Prix International Fondation Ramsay  Générale de Santé est placé sous le haut patronage de Madame Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

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PRIX 2015 POUR LA RECHERCHE FONDAMENTALE

savatierPierre SAVATIER, Directeur de recherche Inserm U846

Directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale à l’Institut cellule souche et cerveau à Bron

Pierre Savatier étudie les mécanismes qui régulent le renouvellement et la différenciation des cellules souches embryonnaires pluripotentes chez les mammifères. Il a identifié des facteurs génétiques contrôlant les premières décisions de la cellule souche lors de sa différenciation. Il est également parvenu à remodeler ces mécanismes chez l’Homme et créer ainsi des cellules souches embryonnaires dotées de capacité de renouvellement renforcées. Ses travaux portent également sur la biologie des cellules souches de l’embryon de primate dans le but d’identifier de nouveaux régulateurs de la pluripotence.

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PRIX 2015 POUR LA RECHERCHE CLINIQUE ET TRANSLATIONNELLE

cohenJosé COHEN, Université Paris-Est Créteil (UPEC), AP-HP et Inserm U955

Coordonnateur du centre d’investigation clinique en biothérapie et co-directeur de l’équipe Inserm « Immunopathologies rénales et immunomodulation en transplantation », à l’Institut Mondor de Recherche Biomédicale de Créteil.

José Cohen développe des projets d’immunothérapies en utilisant des cellules immunitaires particulières, les « lymphocytes T régulateurs » qui ont pour rôle de freiner la réponse immunitaire. Selon la situation pathologique, il cherche à augmenter leur effet pour contrôler les rejets de greffes et la maladie du greffon contre l’hôte ou, au contraire, à les neutraliser pour augmenter la réponse immunitaire, par exemple dans le cas du cancer.

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PRIX 2015 SPECIAL DU JURY

atalaAnthony ATALA, Directeur de l’Institut de médecine régénérative Wake Forest

Titulaire de la chaire W.H. Boyce et Président du département d’urologie du Centre médical baptiste Wake Forest

Le docteur Atala et son équipe travaillent en médecine régénératrice sur plus de 20 parties différentes du corps. Ils se tournent vers des stratégies parallèles pour trouver des moyens de cultiver les organes pleins dont les patients ont besoin. À l’aide de techniques d’impression tridimensionnelle, ils créent des armatures biodégradables sur lesquelles ils produisent des os, des muscles ou du cartilage, et qui leur permettront, à plus long terme, d’imprimer un foie. Les chercheurs utilisent aussi des organes rejetés qu’ils soumettent à un processus de nettoyage avant de les repeupler avec les propres cellules du patient.

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Prix 2014 pour la recherche fondamentale  : Shahragim TAJBAKHSH (Institut Pasteur)

Shahragim TajbakhshDirecteur du département de développement et biologie des cellules souches, Shahragim TAJBAKHSH étudie les mécanismes qui régulent les cellules souches et leur différenciation. Il est parvenu à démontrer l’influence de certains facteurs génétiques dans la détermination de l’identité musculaire des cellules souches, ainsi que leurs capacités régénératrices. En collaboration, il a également démontré que certaines cellules souches peuvent moduler leur métabolisme et entrer dans un état de dormance leur permettant de survivre longtemps après la mort de l’organisme dans lequel elles se trouvent.

Prix 2014 pour la recherche clinique et translationnelle : Jérôme LARGHERO (Hôpital Saint-Louis, AP-HP et Université Paris Diderot)

JLargheroDirecteur du Département de Biothérapies cellulaires et tissulaires de l’Hôpital Saint-Louis, Jérôme LARGHERO développe des projets d’ingénierie tissulaire dans des domaines aussi variés que le remplacement de l’œsophage, l’artériopathie des membres inférieurs ou certaines pathologies oculaires. Il utilise des biomatériaux tels que des patchs cellularisés ou des tubes valvés ensemencés de cellules souches mésenchymateuses dans des projets de chirurgie réparatrice. Il s’est distingué dans le lancement d’un essai clinique de phase 1 testant les effets de la greffe de myoblastes dans l’insuffisance cardiaque sévère.

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Prix 2013 pour la recherche fondamentale : Patrick COLLOMBAT (INSERM)

Ayant fait preuve d’une remarquable créativité, Patrick Collombat a su utiliser les outils les plus modernes de la génétique moléculaire de la souris pour faire progresser les connaissances sur les mécanismes qui président à la différenciation des cellules productrices des différentes hormones pancréatiques, notamment l’insuline et le glucagon. Ses résultats ont une grande importance autant du point de vue fondamental qu’au niveau des retombées dans le domaine médical. Il a mis en évidence les équilibres génétiques qui contrôlent la différenciation au cours du développement des cellules b des ilots de Langherans productrices d’insuline. Il a démontré qu’il est possible de transformer des cellules endocrines productrices de glucagon en cellules à insuline. Il a aussi montré que les cellules à glucagon sont capables de régénérer chez l’adulte, faisant entrevoir leur transformation en cellules b et leur capacité à produire de l’insuline chez les patients atteints d’un diabète insulino-dépendant (type I) qui ont perdu leurs cellules à insuline mais ont conservé leurs cellules à glucagon. Ce phénomène déjà désigné comme « la transition de Collombat » ouvre des perspectives inespérées pour le traitement du diabète de type I.

Prix 2013 pour la recherche clinique et translationnelle : Daniel ABERDAM (INSERM)

Daniel Aberdam est mondialement connu pour ses travaux sur les cellules souches et leurs applications thérapeutiques. Il a été le premier à démontrer la capacité des cellules souches embryonnaires (ES) murines épithéliale à reproduire, en culture, l’interaction entre l’ectoderme et le mésoderme pour la formation d’une peau reconstruite. Daniel Aberdam et ses collaborateurs ont développé un modèle cellulaire de cornée dont le potentiel est multiple : support pour les tests toxicologiques de nouveaux médicaments ou produits cosmétiques et surtout alternative efficace à la rareté des dons de cornées nécessaires pour les transplantations. Il a également utilisé les cellules iPS, cellules adultes reprogrammées pour retrouver les propriétés des cellules souches pluripotentes, pour mettre au point une méthode de dérivation d’iPS à partir de fibroblastes de patients atteints de déficience visuelle (patients ECC). Daniel Aberdam a démontré que ces cellules reproduisent la pathologie ECC, et identifié une molécule capable de retrouver le phénotype initial, ouvrant ainsi la voie à un traitement de cette affection par greffes de cellules souches sur la cornée.

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Prix 2012 pour la recherche fondamentale : Sophie JARRIAULT (Centre national de la recherche scientifique)

Photo de Sophie JarriaultLe projet de Sophie Jarriault découle d’une observation remarquable réalisée au cours de ses travaux sur le développement de Coenorhabditis elegans : la transdifférenciation d’une cellule épithéliale de l’intestin en un motoneurone. Il consiste à étudier les mécanismes moléculaires de cette transformation directe epithelio-neurale : comment s’effectuent le changement de l’identité cellulaire et le contrôle de l’état des cellules durant chacune des étapes conduisant à leur reprogrammation. Ces questions sont cruciales en médecine régénérative où un des problèmes majeurs est d’éviter toute dérive conduisant à des tumeurs. Le projet est original et pertinent. Les capacités de l’équipe dirigée par Sophie Jarriault de le mener à bien sont évidentes, comme en attestent les résultats déjà obtenus. La précision et la richesse des connaissances qui se manifestent dans sa rédaction sont frappantes et montrent l’excellent niveau scientifique de ce chef d’équipe.

Prix 2012 pour la recherche clinique : Marie-Thérèse RUBIO (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris)

Photo de Marie-Thérèse RubioLa contribution majeure de Marie-Thérèse Rubio qui justifie l’obtention de ce prix est d’avoir mis en évidence le rôle joué par une population particulière de lymphocytes dans l’allogreffe de moelle. En effet la réaction du greffon contre l’hôte représente la complication majeure de l’allogreffe de moelle induisant une morbidité de 20 à 40%. Son travail montre que la présence de cellules Natural Killer T cells (INKT) dans le greffon et leur amplification après la greffe chez le receveur diminue de façon significative les risques de GVH. De plus en testant la capacité d’amplification de ces cellules ex-vivo à partir greffon on peut prévoir les risques de GVH. En conclusion ces résultats montrent que la reconstitution INKT post-greffe précoce permet de prédire le risque de GVH aigue mais aussi la survie globale post-greffe.

Prix pour la recherche translationnelle : Monique LAFON (Institut Pasteur)

Photo de Monique LafonMonique Lafon dirige l’Unité de Neuroimmunologie virale de l’Institut Pasteur. Elle se consacre à l’étude du virus de la rage, agent d’une encéphalomyélite fatale. Son groupe a récemment montré qu’au cours de l’infection rabique, une protéine virale déstabilise un complexe formé par deux protéines cellulaires et permet la survie des neurones en dépit d’une réplication virale abondante. Monique Lafon a montré que des peptides (dénommés Neurovitas) mimant la région de la protéine virale mise en jeu exercent une remarquable activité neuroprotectrice et neurorégénératrice dans divers types de neurones, ex vivo. Elle étudie l’efficacité de ces peptides dans des modèles animaux de neuropathologie aiguë. Le projet de Monique Lafon est très original et offre de réelles perspectives dans le domaine de la médecine régénératrice du système nerveux.

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Page mise à jour le 04/05/2015