4ème EDITION DU PRIX INTERNATIONAL FONDATION RAMSAY GENERALE DE SANTE POUR LA THERAPIE CELLULAIRE ET LA MEDECINE REGENERATIVE

La présentation des lauréats a eu lieu le Mardi 15 décembre à l’Institut de France.

La médecine régénérative est un enjeu majeur pour la médecine de demain. Il s’agit en effet de pouvoir réparer une lésion ou un organe malade grâce à un nouveau tissu cellulaire, spécifiquement créé. La  thérapie cellulaire et l’utilisation de cellules souches ont dans ce processus un rôle essentiel.

Pour encourager ces progrès, le Prix International Fondation Ramsay Générale de Santé, récompense cette année encore trois chercheurs exceptionnels.

« Les avancées scientifiques dans le domaine de la régénération cellulaire portent d’évidence de grands espoirs pour les patients. C’est une très grande fierté pour la Fondation et pour le groupe Ramsay Générale de Santé de pouvoir y contribuer »  souligne Pascal Roché, Président de la Fondation Ramsay Générale de Santé

RECOMPENSER L’EXCELLENCE SCIENTIFIQUE

Placé sous le haut patronage du Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Prix International Fondation Ramsay Générale de Santé pour la thérapie cellulaire et la médecine régénérative est organisé en partenariat avec l’Académie des sciences.

Doté de 100 000 euros, il récompense chaque année, depuis 2012, l’excellence scientifique dans le domaine de la régénération tissulaire.

A travers ce Prix, la Fondation Ramsay Générale de Santé soutient chaque étape de l’innovation biomédicale afin d’accélérer le transfert des connaissances scientifiques vers des applications cliniques pour guérir des patients.

Pour sa quatrième édition, le Prix Fondation Ramsay Générale de Santé pour la recherche en thérapie cellulaire et la médecine régénérative s’est ouvert à l’international, permettant à des scientifiques français ou étrangers d’être candidats. Le jury de l’Académie s’est réuni en juin et a plébiscité deux chercheurs de l’Inserm pour leurs travaux exceptionnels en thérapie cellulaire.

 

  • Le Prix pour la recherche fondamentale (50 000 euros) a été attribué à Pierre Savatier (Inserm) pour ses recherches sur les mécanismes qui régulent le renouvellement et la différenciation des cellules souches embryonnaires pluripotentes chez les mammifères.
  • Le Prix pour la recherche clinique et translationnelle (50 000 euros) a été attribué à José Cohen (UPEC, AP-HP et Inserm) pour ses projets d’immunothérapie en utilisant des lymphocytes T régulateurs, cherchant à contrôler les rejets de greffes ou à augmenter la réponse immunitaire dans le cas par exemple du cancer.
  • Par ailleurs, cette année le jury a souhaité attribuer à titre exceptionnel un Prix Spécial du Jury doté de 15 000 euros à un chercheur américain de renommée internationale, Anthony Atala, Directeur de l’Institut de médecine régénérative Wake Forest en Caroline du Nord, pour la qualité de ses travaux dans ce domaine.

LAUREAT DU PRIX POUR LA RECHERCHE FONDAMENTALE

savatierPierre SAVATIER, Directeur de recherche Inserm U846

Directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale à l’Institut cellule souche et cerveau à Bron

Pierre Savatier étudie les mécanismes qui régulent le renouvellement et la différenciation des cellules souches embryonnaires pluripotentes chez les mammifères. Il a identifié des facteurs génétiques contrôlant les premières décisions de la cellule souche lors de sa différenciation. Il est également parvenu à remodeler ces mécanismes chez l’Homme et créer ainsi des cellules souches embryonnaires dotées de capacité de renouvellement renforcées. Ses travaux portent également sur la biologie des cellules souches de l’embryon de primate dans le but d’identifier de nouveaux régulateurs de la pluripotence.

LAUREAT DU PRIX POUR LA RECHERCHE CLINIQUE ET TRANSLATIONNELLE

cohenJosé COHEN, Université Paris-Est Créteil (UPEC), AP-HP et Inserm U955

Coordonnateur du centre d’investigation clinique en biothérapie et co-directeur de l’équipe Inserm « Immunopathologies rénales et immunomodulation en transplantation », à l’Institut Mondor de Recherche Biomédicale de Créteil.

José Cohen développe des projets d’immunothérapies en utilisant des cellules immunitaires particulières, les « lymphocytes T régulateurs » qui ont pour rôle de freiner la réponse immunitaire. Selon la situation pathologique, il cherche à augmenter leur effet pour contrôler les rejets de greffes et la maladie du greffon contre l’hôte ou, au contraire, à les neutraliser pour augmenter la réponse immunitaire, par exemple dans le cas du cancer.

LAUREAT DU PRIX SPECIAL DU JURY

atalaAnthony ATALA, Directeur de l’Institut de médecine régénérative Wake Forest

Titulaire de la chaire W.H. Boyce et Président du département d’urologie du Centre médical baptiste Wake Forest

Le docteur Atala et son équipe travaillent en médecine régénératrice sur plus de 20 parties différentes du corps. Ils se tournent vers des stratégies parallèles pour trouver des moyens de cultiver les organes pleins dont les patients ont besoin. À l’aide de techniques d’impression tridimensionnelle, ils créent des armatures biodégradables sur lesquelles ils produisent des os, des muscles ou du cartilage, et qui leur permettront, à plus long terme, d’imprimer un foie. Les chercheurs utilisent aussi des organes rejetés qu’ils soumettent à un processus de nettoyage avant de les repeupler avec les propres cellules du patient.